Une consommation durable pour tous

Malgré le large éventail d’initiatives déployées au pays qui visent à mettre sur la table des Canadiens plus d’aliments sains et durables, ces derniers ne sont pas accessibles à tous. Le Réseau pour une alimentation durable a mené un projet de recherche (d’avril 2018 à mars 2019) pour mieux comprendre comment les consommateurs à faible revenu accordent de l’importance et accèdent aux aliments produits de manière durable, les obstacles qu’ils doivent affronter pour y arriver et quelles mesures politiques pourraient être mises en place pour leur faciliter l’accès.

La démocratie au service de l’assiette pour tous

Près de 130 personnes ont participé activement à l’événement “La démocratie au service de l’assiette pour tous. Comment assurer collectivement une transition vers des systèmes alimentaires justes et durables au niveau (supra) local?”, co-organisé par IEW dans le cadre du RAWAD (Réseau des Acteurs Wallons pour une alimentation durable) le 19 février dernier à Namur. Ces personnes aux profils variés (associations, administrations, élus, cantines, citoyens engagés, …) étaient présentes pour écouter interventions et témoignages, réfléchir, discuter, partager, co-construire, autour d’une question centrale : Comment mettre en place des mécanismes de gouvernance démocratique cherchant à faire participer les différents acteurs et citoyens, y compris les plus fragilisés, et permettant l’émergence de systèmes alimentaires justes et durables ?

 

Ce document présente dès lors les éléments saillants de cette journée et les pistes de réflexions qui ont été proposées.

Stratégie « Manger Demain », Vers un système alimentaire durable en Wallonie

Document édité parallèlement au référentiel « vers un système alimentaire durable en Wallonie », qui est d’ailleurs repris dans ce document. En plus de cela, vous pourrez retrouver :

Le rapport des assises wallonnes de l’alimentation durable 2017-18 (p. 18)

Une synthèse des leviers d’actions identifiés lors de ces assises (p. 55)

Un guide d’animation pour mener un Forum Alimentaire (p.69)

Les plans d’actions spécifiques liés à l’alimentation durable dans les cantines (p.87)

Les documents de présentation du Green Deal « Cantines Durables » (p.93)

Cohésion sociale, droits fondamentaux et lutte contre la pauvreté

« A une époque où la cohésion sociale, l’accès effectif de tous aux droits fondamentaux et la lutte contre la pauvreté sont reconnus comme des enjeux cruciaux pour l’avenir de notre société et la construction d’un monde plus solidaire et coresponsable, il nous a semblé intéressant et utile d’analyser comment la cohésion sociale peut être soutenue et renforcée au niveau local et quelles formes les actions peuvent prendre concrètement. (…) Il a pour objectif de servir d’inspiration aux acteurs locaux et de leur fournir des exemples d’initiatives menées sur le territoire wallon et transposables d’une commune à l’autre. »

Au sein de ce guide, la partie qui nous intéresse davantage concerne le droit à l’alimentation (pp. 46 à 57). Dans celle-ci, vous pourrez découvrir en détail différents projets qui ont été menées au sein de plans de cohésion sociale, tous destinés à favoriser l’accès pour toustes à une alimentation de qualité. Voici les types de projets que vous pourrez découvrir :

Favoriser la « donnerie » alimentaire
Procurer un repas solidaire
Proposer des colis alimentaires
Mettre en place un jardin partagé
Proposer un atelier de cuisine
Monter une épicerie sociale

 

Cohésion sociale, droits fondamentaux et lutte contre la pauvreté

Ce « guide de bonnes pratiques locales » reprend une série d’actions engagées au sein de plans de cohésion sociale, dans les buts « d’analyser comment la cohésion sociale peut être soutenue et renforcée au niveau local et quelles formes les actions peuvent prendre concrètement », mais également de « servir d’inspiration aux acteurs locaux et de leur fournir des exemples d’initiatives menées sur le territoire wallon et transposables d’une commune à l’autre ».

La partie qui nous intéresse plus spécifiquement est celle consacrée au droit à l’alimentation (pp. 46 à 57). Celle-ci propose une série d’initiatives mises en place pour favoriser un accès à une alimentation de qualité pour toutes et tous. Vous pourrez y retrouver les types de projets suivants :

Favoriser la « donnerie » alimentaire
Procurer un repas solidaire
Proposer des colis alimentaires
Mettre en place un jardin partagé
Proposer un atelier de cuisine
Monter une épicerie sociale

Rapport sur la Cohésion sociale en Wallonie

Ce document se présente comme un état des lieux concernant la mise en œuvre du droit à une alimentation saine et équilibrée en Wallonie. Après avoir situé les contours de ce droit fondamental, ce document propose un panorama statistique des données wallonnes qui entourent ce droit (disponibilité, dépenses, état nutritionnel, production locale). Ce document propose ensuite un inventaire des différentes mesures et instruments mis en place par les pouvoirs publics wallons pour la mise en place de ce droit.

Le droit à une alimentation adéquate en Belgique

Le droit une alimentation adéquate est un droit humain fondamental consacré dans
plusieurs traités internationaux ratifiés par la Belgique. A cet égard, les autorités belges ont le devoir et l’obligation de respecter, protéger et donner effet au droit à une alimentation adéquate sur leur territoire ainsi qu’à l’étranger. Le droit à l’alimentation est toutefois largement ignoré par les responsables politiques belges, étant considéré comme une problématique touchant principalement les pays pauvres. Cette vision ignore l’ampleur des phénomènes d’extrême pauvreté en Belgique et démontre une interprétation restrictive du droit à une alimentation adéquate. Cette note vise à mettre en lumière les défis importants du droit à une alimentation adéquate en Belgique et à préciser les obligations de la Belgique au regard de ses engagements en matière de droits humains.

Aide alimentaire, stop ou encore ?

L’aide alimentaire est une thématique peu présente dans les médias généralistes. Non que la presse n’en parle pas, mais le sujet est systématiquement vu par l’un ou l’autre petit bout de la lorgnette. Soit côté misérabiliste, distribution de soupe populaire à la gare de BruxellesCentral ; soit côté événementiel, le spectacle annuel des Enfoirés. Si celui-ci permet de rappeler l’existence des Restos du Cœur, son objectif initial de sensibilisation et de militantisme s’est émoussé avec le temps et beaucoup le regardent comme une affable émission de divertissement.

Colis alimentaires, épiceries et restaurants sociaux, … l’aide alimentaire est pourtant bien un secteur à part entière. Et les activités qu’il génère sont marquées du sceau de la solidarité. Solidarité institutionnelle : une part importante du financement provient de l’Europe ; solidarité interpersonnelle : le secteur repose sur le dévouement de très nombreux bénévoles.

Ce secteur est aujourd’hui à la veille d’une réorganisation fondamentale. Son architecture institutionnelle européenne sera tout prochainement complètement revue. Il va (plus que probablement) passer de la DG Agriculture à la DG Emploi et Affaires sociales, en perdant (très
certainement) une part importante de son budget lors de ce déménagement. Parallèlement, le secteur tend à se structurer, et questionne cet espace dans lequel coexistent don de soi charitable et travail social professionnel.
L’occasion d’approfondir cette thématique nous est donnée par deux initiatives de la Fédération des Services Sociaux (qui abrite la Concertation Aide Alimentaire). La première s’est déroulée au premier semestre de cette année, dans le cadre d’un appel à projets lancé par Emir Kir, portant la casquette de secrétaire d’Etat bruxellois à l’Urbanisme. Les façades de huit associations d’aide alimentaire bruxelloises ont été «verdurisées» afin d’attirer l’attention du grand public sur la problématique. Voyez nos pages illustrées au centre du numéro.

La seconde est l’organisation d’un colloque européen qui se tiendra à Bruxelles les 18 et 19 décembre 2012. Intitulé «Droit et accès à l’alimentation : quelle stratégie d’aide alimentaire pour l’Europe de demain ?». A cette occasion, certains articles de ce numéro seront traduits en néerlandais et en anglais afin d’alimenter la réflexion des participants. Les débats et perspectives issus de ce colloque serviront de point de départ à un second dossier du BIS sur la thématique, qui paraîtra en avril 2013.

Alimentation de qualité : un accès pour tous !

En quelques reportages et interviews, le BIS propose d’éclairer les différents enjeux liés à ces questions. La place est d’abord laissée au politique. Avec les ministres R. Madrane pour la COCOF et E. Huytebroeck pour la COCOM et la Région bruxelloise, les premières perspectives sont lancées : faire lien avec l’économie locale en amont, et l’action sociale, l’aide aux personnes, en aval (à lire p.3). Petit détour ensuite par la France et le programme Uniterres qui consiste à alimenter les épiceries sociales en produits frais par l’intermédiaire de maraîchers locaux. Quand l’innovation et l’économie sociales donnent un nouveau souffle à l’aide alimentaire… (à lire p.10). Mais cette démarche est-elle transposable chez nous ? Le BIS, de retour en Belgique, part à la rencontre du monde agricole et des épiceries sociales, à la sauce belge !

Dans les grandes lignes, en Belgique comme en France, mêmes constats, mêmes conclusions : agriculture et social ont tout à gagner à se mettre ensemble (à lire p. 25). Pour s’orienter vers de nouveaux modes de consommation. Et retrouver du sens dans l’assiette de tous ?… «Pour que la question de la faim arrête d’être appréhendée comme une question technique» , précise Olivier De Schutter, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation. Entre démultiplication des intermédiaires et chute des prix des matières premières, «on a oublié que dans les civilisations passées, notamment les civilisations primitives, traditionnelles, l’alimentation est un bien public». D’où, le rôle de l’aide alimentaire aujourd’hui : devenir un véritable acteur qui invente, rassemble, innove. C’est le chemin que prend déjà depuis quelques années la Concertation Aide Alimentaire à Bruxelles (à lire p.35) : pour que l’alimentation de qualité devienne une véritable réalité pour tous !